// vous lisez...

Un Jour en Route

Kangourou

« Je pars cet apres-midi, tu viens ? » Oui forcement, mais va falloir que je me presse ! On ne change pas un francais brouillon et feignant donc je fais au dernier moment ce que j’aurais pu faire plus tot mais je suis content car c’est une prise que je garderai (voilà, fin de la phrase). A present direction les Rocks pour marchander un ouvre enveloppe a 145 dollars (oui mais tres joli !!!) mais le monsieur ne veut pas descendre le prix donc je remonte la rue aussi vite que Marie-José l’aeroport de Sydney.

Je retrouve Laurence a temps, elle a trouve une relocation mais elle n’a ni les papiers du vehicule ni donné les siens au type de cette compagnie que personne ne connais. C’est etrange mais ca nous arrange alors nous partons. Et c’est en me retournant que je prends conscience. Dans quelques minutes, j’aurai quitté Sydney. Merde. Merde. Merde.

Premier soir. La mer en fond sonore et la bouteille à boire. Et manger aussi. Peut-être. J’avais oublié que ca les rend agressif. Apres le bout de pain qu’il picore dans ma main cet oppossum – ou possum pour les australiens - en redemande et s’attaque a mon tendon !

Le lendemain. Quelques paysages sympas puis Pebbly Beach, le pourquoi du j’ai attendu plus d’une semaine un lift a Sydney. Les kangourous font ma journee, et meme ma semaine. Ils se laissent caresser, les kooraboori chantent, les loriquets volent, les possums chippent, les canards canardent et les oiseaux zozotent. Pas un flic, pas un ivrogne, pas un parasite pour vous réveiller en pleine nuit. Le paradis de la faune.

 Au fait, savez-vous pourquoi appelle t-on un kangourou un kangourou ??? Vous ne comprenez pas. Eux non plus.

Explication : Quand les colons débarquent en 1770, un animal les interpelle particulièrement. Il bondit, elle a une poche… C’est quoi ? demandent-ils à un interprète aborigène. Ce dernier ne comprendra pas la question, d’où sa réponse : kan-ga-roo, qui signifierait je ne te comprends pas. Plus surement, kangourou est le dérivé de kangurru, qui dans ce même language (Guugu Yimithirr, nord du Queensland), désigne un kangourou gris. Voilà pour la légende (que je trouve belle alors je la garde !).

Pour ce qui est de sa morphologie, du nombre d’espèces, de la reproduction, ses habitudes alimentaires et sociétales etc. Y’a internet !

Re- Pebbly Beach. Ne pas les nourrir, ca les rend aggressif. Ces possums ne demandent pas la permission. Qu’ils ne touchent pas au vin, ca me rend agressif. Je vérifie le fond de la bouteille avec un regard intense. Vide. Ce possum a de la chance. Il s’en retourne sur une pate. Comme ceux d’hier, c’est la premiere fois que je les trouve aussi aventureux. Il s’agrippe meme a ma lampe, esperant y trouver la lumiere un peu comme Laurent Blanc un chilavert.

Le bruit de la mer, des kangourous, le sable blanc, quelques reserves… Que demander de plus ? C’est fou ce qu’on se casse la gueule sur les plages australiennes. Bon la, c’est surtout moi qui me casse les dents tout seul. “Te casse pas on a compris, vieux !”

Le matin, tout le monde dort, la journee les gens s’allongent sur la plage et en soiree on regarde les kangourous. Ca vaut au moins rebelotte.

Il y a aussi ce gros goanna qui ressemble vraiment a un petit varan (en fait un commodore) et meme… des aliens. Comment expliquer ce que personne n’a su expliquer ? Vous voyez les gros bonbons haribos tout mous en forme de ver de terre, et bien mettez les dans des coquilles, rajoutez leur ce qui ressemble a la tete et ca bouge tout seul… TRES étranges. TRES étrange. Très étrange…

Déjà partis, nous sommes donc ailleurs (logique). Clandestino reclame de l’eau et un oiseau vient se sacrifier sur le pare-brise. Ca surprend. Surtout en conduisant. Bref, ca fait bong.  

Arrivée en « ville ». Trois pelerins, deux tondus, un camper-van. J’aurais du etre inspire par Pizza-holic mais nous choisissons une autre pizzeria avec un nom un peu moins pourri. Problème : leur margherita l’est et surtout ils nous font payer 50centimes de plus par personne pour recharger nos portables. Ah cette legendaire chaleur australienne…Parfois aussi vraie que les cliches sur la France et les francais.

On arrive dans le Victoria et il faut bien representer le heros local. On se venge sur les pizaiollos de la veille en nous faisant inviter par cette pauvre fille dont c’est la premiere journee. Certes, Gregoire n’ Lolo ca le fait moins que Bonnie n’ Clyde ou le Gang Ned Kelly mais ca le fait quand même.

Puis la route. Puis un bruit. Ca fait bong. Bong. Bong. Un kangourou ? Non, juste un autre kamikaze venu se sacrifier sur le pare-brise de Clandestino.

Ah…et merci à Bouli pour le bon plan de Pebbly Beach, vieux de plus d’un an et demi (flinders st / sydney)

 2009-029 2009-0275 2009-0311 2009-036 2009-042 2009-052

 

 

Discussion

aucun commentaire pour “Kangourou”

Poster un commentaire