// vous lisez...

Un Jour en Vrac

Le froid paralyse

Ce n’est meme pas que je repars a zero. J’ai l’impression d’etre a moins zero ! La temperature nocturne n’est pas bien differente, d’ailleurs. Trois degres ! Je discute une minute avec la francaise de la Library, et o miracle, ca me fait plaisir. C’est fou mais ici, meme jolie, une francaise perd tout son charme des lors que je connais sa nationalite. A part ca, le metier de glassy est toujours aussi cruel. Un casque bleu dirait Dubosc. Mon torticolis devrait revenir, a me laisser aller au jeu des filles aimant etre regarde… 08H du matin, retour au debris, taudis…appelez-le comme vous voulez. Je n’ai qu’une envie, me coucher, mais je reste debout. Je crois que j’ai la tete vide.

 

On prend la meme semaine et on recommence. Puis le meme week-end, The Library Night Club 19h-05H30. Sauf qu’Helene est malade. Ca ne m’etonne pas, elle en avait « vraiment marre ». Dommage, je ne la verrai plus jamais.

 

Vision irrelle, fracture nette de l’œil droit… meme une naine s’habille en pute dans ce night-club. Mais vraiment. J’ai pas dit sexy, j’ai pas dit tres sexy, j’ai dit pute. Je parle cru parce que c’est aussi comme cela que beaucoup de perthiennes sont habillees. Style anglais, culture anglaise, meme pour la culotte ras le colier. Leurs cervelles aussi semblent bien courtes. Pas de classe, pas de charme, que du cul, des seins, c’est beau, mais c’est tout. Generation Barbie n’ Big Brother. C’est triste, comme… une fille qui n’est pas sexy. Pas un gramme de charme, que de la poudre aux yeux. C’est la theorie de la dinde aux marrons, ca. Il ne faut pas en abuser ou c’est l’indigestion.

 

Une « chick » passe, fracture nette de l’œil droit quand meme. Si je ne recupere aucun numero ce soir, j’arrete !

 

Cette nuit encore, j’ai ramasse beaucoup de sachets de drogue. Ecstasy ou autres pilules, c’est courant. Le superficiel, on aime ca dans les villes australiennes.

 

6H du matin. L’espoir est sec, comme mes yeux. Un poete dirait que j’ai les poches vides puis continuant sa phrase, il tutoyerait le graveleux. Je sors du night-club et prend la direction du cyber cafe lorsque je tombe sur Aim, magnifique et thailandaise. Mais lui la rejoint bien vite. Il est le frere de son mec avec qui «  c’est plutot serieux ». Le beau-frere « veille sur elle » et il y a de quoi ! Je profite donc qu’il pisse au pied d’un arbre pour mener a bien l’attaque de la derniere chance. Mais les arrets de jeu defilent a une alluuure ! Action telephonee, je risque l’expulsion a tout moment. Je me place derriere le dernier defenseur et y ecris mon numero, que je donne discretement et en profondeur a Aim. Elle dit me rappeler la semaine prochaine, pour un match amical que je predis a la Saint-Glinglin, comme avec Yasmina et Shaani.

 

Je ne sais pas si c’est le taf d’hier ou le froid de ce soir mais j’ai comme les jambes paralysees. J’enleve mes deux seuls pulls et m’apercoit que j’y avais aussi conserve mon echarpe (oui je suis a l’interieur). J’ai du mal a y trouver une reelle difference entre la temperature exterieure et la clim dernier cri (qu’elle a du pousser il y a 10 ans) de la maison. Mais au fond, je me dis que je n’ai pas completement perdu mon temps a Perth et dans ce taudis. Le suedois vient de m’inspirer un personnage.

 

Journaliste. Voila. Mon travail de journaliste s’arrete la, a cette appelation. Et je ne trouve plus de motivation. J’ai un emploi, il ne me plait pas, alors je n’y vais pas… Je m’enfonce, je flechis et c’est comme si je cherchais la merde dans laquelle je me roule. Et qui est de moins en moins doree.

 

Un emploi autre que dans la presse, pourquoi pas. Tant que j’y trouve un interet, a moi-meme, mon porte-monnaie, mon bouquin… S’il y a bien une chose que j’aime chez moi, c’est cette faculte a mettre de cote mon ego, m’y faire, prendre sur soi… quand il faut plutot que je veux. La, il le faut mais je n’y arrive plus. 10H a ramasser des verres, ca m’apporte quoi ??? De l’argent, et encore. On en revient toujours a la meme chose. L’argent. Un crochet. Je ne compte pas aller m’enterrer dans la foret amazonienne mais quand meme… On perd notre vie a la gagner.

 

Faire un travail inninteressant, bien que ce soit dans son pays, cela reste inninteressant. Mais les reperes permettent de continuer, parce qu’il le faut. Ici, et depuis deux mois, j’ai l’impression de batailler dix fois plus. J’aimerais reapprendre le terme repere. Ca ne compliquerait pas la chose !

 

Discussion

Un commentaire pour “Le froid paralyse”

  1. je suis très admitative de la lucidité dont tu fai preuve :)

    Posté par saint glinglin | décembre 22, 2008, 11:25

Poster un commentaire