Rouler, continuer… avant la tombee de la nuit L’heure ou les kangourous tombent sur les pare-chocs La route est droite mais la pente est red C’est dans ces moments la qu’on se réjouit de croiser plus de kangourous que d’hommes Je sens comme une main douce, c’est le vent chaud caressant mes oreilles J’entends comme un bruit de klaxon, ce sont les mouches infiltreuses infiltrant mes oreilles Et mon nez, un œil, les yeux, des cheveux. Ca fait bien une heure que l’on a croise personne Bien sur il faut que je dise ca pour qu’un ecart s’impose Le kangourou suicidaire rate sa cible Un kangourou suicidaire ne previent pas, il bondit Un bœuf au loin, ca ressemble a un homme nu C’est l’influence de Paul, ca Une ligne blanche defile Les pointilles affirment Le superficiel n’est pas ma copine Au loin, une tempête de sable Plus pres, une tempête de sable Et les kilomètres qui ne se défilent jamais Encore 7 ou 800 kilomètres Ce n’est rien En Australie, ce n’est rien Les nombreux arbres aux alentours precisent que le desert n’est pas mort Un œil dessus mais pas deux, le monologue routier n’est jamais assez sur Le corps ballant (oui on peut le dire), un goanna traverse la route Parait que c’est très bon, j’aimerais essayer mais pas sur des pneus Et eux ? Ils sont deux, a présent, et de chaque cote Je passe au milieu, mais au prochain véhicule ces kangourous ne feront pas long feu Tu veux de l’eau ? Tellement chaude qu’on en fait du cafe L’herbe d’Argentine, idéale pour contrer le feu Defile et defile Comme les cadavres, tout au long Piccorant leur tombe a ciel ouvert, les vautours De l’autre cote, une coutume un salut a ce vehicule De ce kangourou, il ne reste qu’une patte Les nomades des plaines ont l’aigle bien noir Je n’ai de yeux que pour cette branche grise, cette herbe jaune, ce sable rouge, une colline precise De l’asphalte, des ronds deroulent Le bec penetre, plus profond que le sang Le desert reste une jungle Et ses duretes l’avenir Ici, ce point d’eau n’est plus que sable et roche Ses voisins ne resisteront pas une centaine d’années de plus Les regles m’ont toujours freinees Pourquoi en faudrait-il pour des vers cette chose n’a pas de nom Elle ne vaut rien, je le sais bien elle ne rappelle qu’a moi-meme Ma route et son parcours Tandis qu’en face, le sable et le ciel se donnent la main S’embrasent, Ils s’embrassent ; On dirait un damier rouge.
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