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Un Jour dans le Nord

Tellement plus simple

Ce serait tellement plus simple de rentrer en France.

Ce soir, j’en ai marre de l’Australie, des « anglais », parler anglais… Saoulé. C’est d’ailleurs l’etat dans lequel je suis. Est-ce tous ces jours a ne rien faire ? A attendre (mais quoi?) ? Et cet anglais, toujours approximatif ? Je sais que je ne reviendrai pas tout de suite, j’en ai juste l’envie, la, tout de suite…Qu’ai-je a faire demain ? Rien. Qu’ai-je a faire apres-demain ? Rien. Que fais-je depuis quasiment 15 jours ? Rien ! Je me suis meme mis a chercher du travail, n’importe lequel. C’est fatiguant de ne rien faire !

Et la pluie quotidienne impose ses restrictions. Le cyclone qui approche, certainement… Meme les gens m’enervent. A huit dans une chambre, c’est suffisant pour m’enerver ! J’aurai voulu de l’intimite avec Kim…L’intimite, les backpackers ne connaissent pas. Quant aux gens fatiguants, je connais. Meme ces francais debarques il y a quelques jours et qui ont l’air cool. Mais je ne supporte plus les a priori sur les parisiens. Apres des mois a rencontrer francais de tous horizons en Australie, je ne peux simplement plus… Le parisien est con, pretentieux, coincé…Tu le penses ? “De toi, non”. Donc je le suis ! Et vas te faire foutre ! Ca, c’est ce qui me demange de lui repondre mais il est cool et moi trop gentil ! Les barrieres , je n’ai jamais aime. Je ne vais pas commencer a en mettre sur telle face parce qu’elle vient de Strasbourg, Troyes ou meme Marseille (!).

Et puis au fond, avance-je vraiment dans ce livre ? Non ! Je ferai ca a un autre moment, je fignolerai plus tard, je m’y pencherai avec plus de recul (ou de courage?), c’est toujours pareil… La paresse me guette. J’ai du temps et je ne le mets pas a profit. Redoutable et insupportable, cette ville m’endort. Elle est un somnifere pour alcoolique, un repere aussi, c’est certain. Elle saoule. Au fait, elle me plait aussi ! En fait ? je veux en partir et au plus vite ! As soon as the pub closes. We’ll share fuel, fun and water.

Dans les perles, je n’avais le temps de rien faire. A Darwin, il n’y a rien a faire ! Mes soirees se ressemblent beaucoup trop, je recroise les memes tetes. Parfois, ce sont des anciennes, comme Wayde. J’apprends donc qu’il est vivant…Derriere ses airs de dur, j’ai envie de dire pauvre gars. Sous les neons du Vic, sa moustache Adolf Hitler semble encore visible, comme les dix ans de plus du a l’alcool. Je ne m’attarde pas, ou alors au Shenannigans ! Et je vais me coucher au milieu d’anglais, australiens, grec et pire que tout, un hollandais qui pue des pieds. Pauvre soiree.

Darwin, une ville avec des tetes d’atmosphere et des bulles dedans. Darwin, une ville j’en suis sur tres agreable en ete. Darwin, une ville sous turbulences ces derniers temps mais dont on se souvient malgre tout. A vrai dire, une ville dont se souvient avant tout votre corps! De ces rues (sa rue?), j’en ressens encore l’odeur de piss. La marque du verre elle-meme sur le comptoir parait indelebile. Darwin, ou je perds mon temps. A moins que… Ca doit inspirer un cyclone !

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