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Un Jour en Route

En terre aborigène

- Je vais en ville, tu veux que je te depose ?
- Ah oui, je veux bien. J’avais rendez-vous avec une irlandaise. Ou des bieres.
Stefan est informaticien et travaille pour des communautes aborigenes du Western Australia.
- C’est interessant ce que tu fais, j’aimerais te suivre.
- Ok, je pars demain.
- …Ok.
- Pour 14 jours.
- Ah ouais…la, c’est un probleme. J’ai besoin d’etre sur Darwin la semaine prochaine. (…) Bon, laisse moi le temps de reflechir. Deux minutes plus tard, c’etait tout reflechi…

Jour 1 : Preparer les affaires et s’en aller. Surtout, ne pas oublier les fonds de Whisky et de Bailey’s. « Non, c’est interdit ou l’on va » m’arrete Stefan. Ok, va pour 14 jours de sevrage… « Carlie ! Tu fileras ca a Oliver, qu’il se console apres la defaite des anglais contre la France ».
Le soleil prend place, et c’est parti pour une journee de route a travers la brousse, les tempetes de sables, cadavres de chameaux et lezards grands comme le petit doigt de Sebastien Chabal (environ un metre).
Pas du matin, ca se confirme. J’ai oublie mes baskets. Ca sera donc deux semaines dans le bush avec des tongs…
Nous debarquons dans la premiere des sept communautes du district, pour qui Stefan travaille. Il y installe internet dans la clinique. Dehors, c’est le silence total, personne dans les rues, un terrain de basket desert, des chiens a l’horizon, et de la poussiere, toujours. Le vent insiste. Consequence des tempetes de la veille dans le Queensland et le New South Wales ? C’est loin, mais qui sait ? Je ne suis pas meteorologue.
Tout ce calme me surprend. Il y a de la vie, parait-il, meme une ecole dans cette petite communaute de 70 a 80 personnes. Stefan avance une hypothese, les funerailles de quelqu’un. En pareil cas, c’est toute la communaute qui se deplace aux obseques.

Ce decor de maisons bien trop carrees me fait penser – allez savoir pourquoi – au livre de J.H. Griffin, Dans la peau d’un noir. Les raccourcis sont faciles entre le Sud americain des annees 60 et le 21eme siecle australien. La croix-rouge de la clinique, elle, ressemble etrangement a une croix d’eglise. L’infirmiere, qui y passe chaque jeudi (seul jour ou le dispensaire fonctionne), ne chome pas. En face, la vraie, d’eglise. Massacres, Missions chretiennes, maisons construites et eloignees de la communaute, les gouvernements successifs australiens ont tente comme ils pouvaient – ou voulaient – de controler un peuple forcement different. Peuple de la nature, et non pas de cette societe. Leur temps s’est arrete la ou celui des colons britanniques a pris racine. La notion de temps, ou de propriete n’etait pas une notion a laquelle etait habituee le peuple aborigene. C’est bien, pas bien ? Qui sommes-nous pour juger ? Des gens differents, comme eux. La difference est que le monde appartient aux gens de mon espece. En Australie, c’est a croire qu’on a oublie les Aborigenes de l’espece humaine. J’exagere mais le fosse, les paroles, les questions…choquent. A la police, au tribunal, dans l’administration…ce n’est pas l’adn que l’on demande mais l’officielle Australie veut savoir : « Avez-vous du sang aborigene? ». Ce genre de question, posee a chaque resident, permanent ou non, australien ou francais, frappe toujours. Que vous vous y attendiez ou pas.

Jour 2 : « Degueulasse ». Fadela Amara a raison. L’instrumentalisation qui est faite du peuple aborigene est degueulasse. Le journal francais de SBS se termine, nous plions bagage. 1H plus tard, un peu d’escalade. En claquettes, bien sur. Stefan est d’origine francaise mais de Tasmanie, et moi de Clichy. Il est donc aussi doue que je ne suis inconnu au bataillon de Joinville-le-Pont Club Escalade. En pleine brousse, pas un chat, quelques chameaux quand meme, et les flics qui debarquent. Car en Australie, ce n’est pas au Jean-Bar que la police fait un break. La petite mare entre deux rochers servira d’eau bien fraiche (quoique bien degueulasse).


Nouvelle communaute et nouvelle clinique. Un homme est visiblement mal en point. Sa femme – je suppose – sert d’interprete. Il doit se faire soigner, mais ailleurs. Officiellement, c’est parce que le personnel manque de medicaments. Les infirmieres ne souhaitent pas non plus soigner quelqu’un qui n’est pas de la communaute. « On n’a pas sa fiche, on ne sait pas ce qu’il prend, ne doit pas prendre… » s’excuse presque Sue. C’est coherent. Lui, ne souhaite pas aller dans une autre clinique. Atteint d’epilepsie, il le faut pourtant. Les infirmieres insistent, sa femme acquiesce mais il n’est toujours pas decide. Quelques recommandations encore et le voila reparti chez lui (ou?). Sue :  » Les gens n’aiment pas quitter leur lieu. Et je parie qu’il va rester ici… ». Le comportement humain est vraiment bizarre. Je pense aux detenus de longue duree qui n’ont jamais autant flippe qu’a leur sortie de prison. Drole de pensee.
Tournee du adviser (conseiller de la communaute : toujours un blanc) et du chairman (sorte de chef aborigene : toujours barbu), discussions, c’est ouvert… Je filme demain. Si tout va bien. Les communautes aborigenes sont tellement fermees que je reste mefiant. Dehors, hommes et femmes jouent aux cartes.


Le ciel prend des allures de carte postale, je quitte le camp. Le medecin est la, il n’y a plus de place pour les guests alors direction le backpacker du coin. Sur la route, une voiture de flics. Pour une fois qu’ils sont la au bon moment, je ne vais pas m’en priver. Ca m’evitera une heure de marche avec les mouches. Qu’est-ce que je fous la ? C’est en gros sa question.
- Je vais au roadhouse.
- Mais la, tu etais chez les « black fellas »…
- Euh oui je sais…
Il insiste, veut savoir ce que je fais la.
- Je voyage…
- Tu vas dans quelle direction ? Perth ?
- Non, je retourne sur Alice Springs.
- !!!??
Il oublie la route. Dans ses yeux, une question : Mais que fout-il a Alice Springs ?
A mon tour. Dans ma bouche, une question :
- Vous etes responsable de quel secteur ?
- Oh, plus de 300km…
- Combien de policiers etes-vous ?
- Quatre.
- Vous avez beaucoup de travail ici ?
- Oh oui…
- Quel genre de delit y a t-il ?
- De tout…
- C’est-a-dire ?
- De tout…
Pas tres locasse. Mon pauvre anglais n’aide pas, je l’avoue.

Nous sommes arrive. Merci du lift, bye. “No worries”. Forcement. Sachez-le, un australien qui ne finit pas sa phrase par no worries n’est pas un australien.
65 dollars la chambre – je m’excuse aupres des vrais – de prisonnier, ils ont le sens du commerce dans le bush… C’est ca ou dormir a la belle etoile. Et avec le King Brown Snake ? Il y a deux jours, le Royal Flying Doctor Service est venu secourir un enfant de la communaute. Il avait ete pique.
Comment agir en pareil cas ? Les recommandations du policier sont gentilles mais elles ne suffisent pas a mes foies. Et le lezard de la chambre est tellement sympa…


Jour 3 : Les flics de la veille debarquent a la clinique. Ce que je fais ici, ils ont maintenant la reponse…
C’est bientot le temps de s’enerver. Contre moi-meme. Il manque des interviews essentielles, les bandes ne serviront certainement pas. Gekko le lezard d’hier soir a beau m’accueillir a mon retour, ca ne change rien. Enerve.

Jour 4 : Autre communaute. Sans montre ni portable, je suis deja perdu dans le temps et donc dans mes notes. Parait qu’on est vendredi. Ca aussi, ca ne change rien sauf si nous avons la tele demain soir (France-Angleterre en vue). Ce sera le cas et j’aurai tout mon temps pour dormir. Malheureusement…
Plus tot dans la journee : je m’en vais taper a la porte du conseiller. Devant la maison, une voiture s’arrete au meme instant. Fred s’excuse, en revient une minute plus tard, une (jolie) carabine a la main. Normal.
Ce n’est pas gagne, “trop de lieux sacres aux alentours, communaute plus fermee que les autres », il va falloir batailler avec le Chairman me previent-il. Je veux filmer.
- C’est non.
- Oui mais…
- Non.
- Mais…
- Non !
Devant et malgre moi, deux jours libres. Je sens que le vent tourne du mauvais cote. Pourvu qu’une autre opportunite se presente…
Je m’en vais me consoler dans les bras de Saha, le baby camel qui prend le 4×4 « de son enfance » pour sa mere !

Jour 5 : C’est d’un meme regard, mort, que les patients disent bonjour au « walypala » (homme blanc). Que ce soit en banlieue parisienne ou dans une communaute aborigene, chaque maison de retraite se ressemble. Je mets mes petits tracas de cote, les 12 pensionnaires trouveraient ca indecents et ils auraient raison. Si les conditions de vie sont plutot correctes dans les communautes, celles qui touchent a la sante sont dramatiques. Les maladies sont nombreuses. Seuls les problemes d’alcools paraissent absents (interdit dans les terres aborigenes, trop de ravages). Quoique. A 500km, telle est la grande sortie du coin : le pub. Un moyen de rapprochement comme un autre… Entre blancs et noirs d’ Australie, les activites du bush ne varient pas beaucoup. Pour circuler aussi, peu d’alternatives. Qui n’a pas de 4X4 n’a pas de vehicule. C’est presque ca, presque l’unique moyen pour traverser indemne certaines routes…
Peuple extrement touche par l’alcoolisme, la mortalite est meme de 20 ans inferieure a la moyenne nationale. Et les « traces » ne s’effacent pas du jour au lendemain. Sur les visages comme a la station-service ! Des grilles protegent du « pillage » l’essence opal. Certains s’en servaient comme boisson…


Where are you from ? Cela semble etre le derive aborigene de « comment ca va ? », « qui es-tu? », pour l’inconnu. Peu de « teenagers » dans les rues (ils s’en vont etudier, ou sont maries et vivent dans les communautes alentours m’explique une « djeun »), mais a la clinique beaucoup d’enfants. On verifie leur sante, celle des meres aussi. Les problemes de cancers ne s’arretent pas aux frontieres virtuelles de l’ Australie « howardienne ». Blancs de Sydney ou noirs du bush, il n’y a aucune difference, la.
Je retourne voir Kay et Eleonore, deux des trois infirmieres travaillant a la maison de retraite. Dans les « chambres » ou dans la cour, les gens ne semblent pas en meilleur etat que les chiens errants, allonges eux aussi sur le sol…

Tard dans la nuit, changement d’ambiance et de pays, via la TV. 4H50 du matin heure locale, rosbeefs au menu… Je m’etais rendormi mais la France mene toujours. 10 minutes plus tard, fin du match. Quoi, un chat noir ? Sans commentaires !

Jour 6 : Camping, ou j’ai fait l’amour toute la nuit. Avec des mouches, fourmis, sauterelles, etc…

Jour 7 : Rien. D’interessant.

Jour 8 : Depart pour une autre communaute, la plus grande du district, environ 600 personnes. C’est ma derniere chance, nous y restons deux jours. Mais ce soir, ce n’est pas a mes films que je pense. Cette personne se reconnaitra. Courage, tu n’en manques pas. Tous les nains, wallabies, camels and co du Western Australia sont avec toi, alors on se dit…a bientot !!!

Jour 9 : Une journee passee a discuter avec les gens, un peu d’images, quelques photos mais c’est tout. Je dois revenir lundi si je souhaite filmer « ca ». Impossible, je serai a Darwin ou Alice Springs. C’est remis a plus tard, ou jamais. De ce peuple noir, marchant sur la terre rouge et sous le soleil (signification du drapeau aborigene), la richesse se trouve a l’interieur. Lorsque l’on creuse et que les portes s’ouvrent, loin des trottoirs puant l’alcool et des refus systematiques.
Peuple riche. Me revient en memoire une phrase de Desmond, une connaissance d’ Alice Springs, beaucoup plus interessant a jeun… : “ il y en a qui trouvent leur bonheur en vivant dans des palaces. Le mien, c’est etre ici, dans la nature, lorsque j’ouvre et leve les yeux au ciel. Mon cinq etoiles a moi, c’est ca, regarde…”



Des jeunes veulent discuter. Where are you from ? Forcement…
Les activites sont peu nombreuses ici, alors on s’amuse comme on peut. Dans la nature, dans la communaute (football australien, soccer, velo, piscine…) ou a l’interieur (tv, ordinateur, “X Box”…). Plus loin, sous les eclairages absents, une petite fille blonde joue avec une noire. C’est bateau, c’est cliche, mais c’est une realite. Moins moche que le reste. Le reste, c’est un peuple qui se meurt. Je n’exagere pas, la.

19H, mon ventre me le rappelle. 10 jours sans viande, c’est long. J’entre dans la cuisine, une poignee de sauterelles vient se crasher sur ma tete. Je ne releve meme pas, en Australie on apprend a la take it easy
Fin du repas. J’en ai vraiment ma dose du Bombay Satay ! Quant aux fourmis… Apres les oreilles, le nez, les doigts de pieds, c’est les jambes mais pour une fois ce n’est qu’une image. J’ai besoin de faire mon petit tour, comme les vieux. Seulement, dans le Western Australia, rien ni personne, ce n’est pas nouveau. Ca sera donc la tele. « Avertissement a l’attention du peuple aborigene. Ce film contient des images du premier ministre australien, John Howard ». Pas mal, leur emission satirique…

Jour 10 : Beaucoup de travail pour Stefan, nous quittons les lieux plus tard que prevu. Passage en coup de vent dans une autre communaute puis a nouveau la route, ou c’est aussi la greve. En France, c’est les transports. Ici, des chameaux. Revendications inconnues.
Arrivee dans la derniere communaute. On discute avec toute la clinique, c’est-a-dire Paul et sa femme les infirmiers qui savent recevoir ! : “Fucking poms (Prisoner of His Majesty : surnom donne aux anglais) ! J’etais pour la France !”. Paul continue dans la tchatche… : Il y a deux raisons qui peuvent expliquer la presence de non-aborigenes ici. C’est soit parce qu’on a vraiment besoin de toi, soit parce que tu fuies quelque chose. You are wanted… Or you are really wanted !
1h30 du matin, c’est l’heure du bilan… Je vous ecris ! Mais l’imprevu a ses quartiers en Australie. Comme Zidane, j’aime ces moments-la. Il est 2h30 lorsque la porte s’ouvre. Je suis surpris, c’est Paul qui m’avertit qu’un bebe est malade, les flying doctors (service d’urgence par avion pour les populations du bush) vont bientot atterir. Mais l’imprevu ne delivre pas de papier officiel. J’aurai voulu monter dans l’avion, j’avais d’ailleurs rencontre pour cela le manager d’Alice Springs il y a trois semaines, mais ca aussi c’est remis a plus tard. La priorite n’est plus mes projets. Ou plutot si, via l’obtention d’un nouveau visa…
Mais avant la semaine prochaine, ou je travaillerai dans une flower farm pres de Darwin, je prends de l’avance sur mon retard. Je filme, donc.

Jour 11 : J’ai droit a une visite « touristique » du coin : le cimetiere (improvise!) des chameaux…
Quelques peintures, vieilles de plus de 200 ans, temoignent sur la roche : cette terre est aussi leur terre. Non loin de la, d’autres rochers, rebaptisees “the musical rocks” par Paul. Elles emettent un son a l’aide d’une petite pierre. Je lisais un bouquin dernierement ( que…je deconseille ! Message des hommes vrais au monde mutant, de Malo Morgan) qui raconte, entres autres, l’histoire d’Aborigenes confectionnant des instruments musicaux via les elements de la nature. C’est tout a fait ca. De parfaites percussions, un vrai concert. Impressionnant.

Jour 12 : Dodo, pendant que Stefan joue a Sebastien Loeb sur la route du retour (mais le kangourou, ce n’est pas nous !)





Cette experience se termine. Quelques deceptions (film) mais ca n’a pas ete inutile. Dans mon sac a dos, les livres apportes d’Alice Springs n’ont pas pris une ride mais je crois qu’il y a de quoi en rajouter un. Enfin, peut-etre.

A present, Darwin. Le coup de flip de ces derniers jours etait le bienvenue. Car ca urge, et je dois plus que m’activer pour la prolongation de mon visa. Sans cela, il faudra gommer pas mal de projets inacheves. Je ne le veux pas. J’ai 15 jours de repit, pas plus. Trois mois et quinze jours avant d’arriver a « expiration »… Les jours sont comptes, ceux en ferme aussi.

Discussion

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  1. Le coeur m’en dit.

    Si je peux aider, je transmet mais jours de soleil où j’ai ramassé du watermelon…? Le watermelon, c’est bon.

    Ah ce grand géant du bush, Greg, contre l’envahiseur POM. Dur dur. Hier en revenant de la plage ( et oui fin octobre et a montpellier, on se baigne encore) il y avait un van devant nous, avec ecris outback special, et avec une jolie plAque de cuba.
    La CB etait en evidence, et ton aventure aussi.

    Le week end prochain je monte a lille, c’est pas l’australie, mais c’est un voyage. C’est notre top end a nous, lille. Je vais y rencontrer quelques personnes rencontrées la bas. Je passerai le bonjour a Olivier.

    Il te reste trois mois a tirer… Ou plus, si tu as la force de cueillir la fleur du temps, trois mois. Trois mois jour pour jour..mais avec combien de temps de retard ?

    Bon courage

    good nigth, and good luck

    Posté par Maxxp | octobre 22, 2007, 13:42
  2. Ouaw…ouaw…dans le mille guar: texte excellent, photos qui tuent…et un peuple qui se meurt…effectivement car il n’a pas eu cette notion de propriété…qui s’avère être juste une question d’invasion, d’occupation, d’extermination, et ce proxélétysme occidento-laïco-chrétien de ne voir que des "sauvages" sans culture, ni identité, là où vivent des peuples. C’est l’histoire de toutes les guerres depuis que l’humanité est sociétale…et suffit de lire le discours de Nicolas S à Dakar…à vomir, il a pas lâché le mythe du "mauvais sauvage, esclave, du 16èm siècle"…c’est au delà de la puanteur…

    Pas d’images pour l’instant…peut être en auras-tu l’occasion plus tard…mais saches que je serai dispo en matière de conseils en propriété intellectuelle pour tes mémoires d’outres-mondes…en tout cas je ferai de mon mieux, comme tu me l’as dit, ça se passe aussi dans la tête..et ça tombe j’en ai une bien dure! et si j’y parviens je jure de faire un site internet du ministry of silly walks in clichy dont tu seras le secrétaire d’Etat!

    Very well done greg, good on ya…

    Et salutant

    Posté par Maître Hakimarina | octobre 24, 2007, 21:03